Ushuaia, d’une superficie de 9300Km2, est située sur l’archipel de la Terre de Feu, la pointe la plus méridionale de l’Amérique du Sud. 
Cette ville, surnommée le « bout du monde », est battue par le vent, perchée sur une colline escarpée, entourée par le cerro Martial et le canal Beagle. 

Le détroit de Magellan

Le détroit de Magellan est un passage maritime situé au sud du Chili qui sépare du côté nord, le continent sud-américain, et du côté sud, la grande île de la Terre de Feu. 
C’est ici qu’en 1580,  Fernand de Magellan découvre la Terre de Feu en passant par ce détroit de 611Km qui relie l’Atlantique au Pacifique tout en évitant le Cap Horn.

Pour aller à Ushuaia, on va donc quitter l’Argentine, passer par une partie du Chili, prendre un bac pour traverser le détroit de Magellan et repasser ensuite en Argentine. Pas très logique ce découpage des frontières…

On dort à Cerro Sombrero qui se situe juste après le passage du bac et c’est top : il y a des douches municipales + wifi (encore meilleur qu’en France) + l’électricité et tout ça gratuit. Ça ce sont les chiliens qui veulent t’en mettre plein la vue, dégoûtés que tout le monde leur parle d’Ushuaïa. Pour l’anecdote le douanier dira à Caro des Enorica : « il n’y a pas que Ushuaïa, ce n’est pas la fin du monde ». Il ne serait pas un peu revanchard le m’sieur 🙂

Blague à part, les douaniers chiliens étaient vraiment adorables. Avec la technique de Sophie de toujours gentiment leur demander d’enlever les chaussures pour rentrer (et ils ne veulent jms le faire, on ne sait pas si c’est parce qu’ils ont des chaussettes trouées ou odorantes ou la flemme de délacer leur chaussures mouhahaha), ils restent toujours sur le paillasson du palier. Sophie leur sort un à un tous les aliments du frigo tranquillement, à tel point que le douanier lassé finit par dire que tout est OK. Elle ouvre les 2 placards au-dessus de la gazinière où sont mis en vrac toutes les pâtes sans gluten. Et évidemment elle n’ouvre pas les placards où sont cachées toutes les denrées interdites.

A savoir au Chili tu ne peux pas rentrer avec tous les aliments suivants s’ils sont crus : œuf, viande, légumes, fruit, bâton de bois, miel.
Passent tout ce qui est ci-dessus si c’est cuit (hormis le bâton de bois mouhahaha) + le jambon, fromage pasteurisé, yaourt. Nous avons donc cuit tous nos œufs sous les conseils des douaniers avant de passer.

Route vers Ushuaia

La route vers Ushuaia est magnifique.

Malheureusement nous ne pourrons pas nous attarder à Tolhuin, ni faire les randonnées prévues car nous voulons être ce soir (le 31/10) à Ushuaïa.

Halloween à Ushuaia

Après avoir perdu ma grosse doudoune dans la ville précédente, nous voici à Ushuaia. Un rêve de plus réalisé !!!

Nous retrouvons les copains Capà6 et Enorica et tombons sur les pauzailleurs, trop chouette !!!
Nous voilà tous partis faire nos photos sur les lettres mythiques. Grosse rigolade dans ce lieu mythique qu’on squatte pratiquement 1h30.

Après s’être déguisés pour Halloween, nous nous rendons vite compte qu’ici ils ne le fêtent pas. On improvise alors une chasse aux bonbons entre les 4 camping-cars pour les 9 enfants. On se couche à 3h après avoir passé encore une excellente soirée… et encore une fois sans avoir manger (quoiqu’il y avait des bonbons en plus des chips).
Pour l’anecdote de cette soirée, la police a voulu nous déloger gentiment de l’endroit, et Sophie n’a rien trouvé de mieux à dire qu’il ne serait pas raisonnable de conduire ayant bu quelques verres. Le policier a commencé à monter sur ses grands chevaux quand il a vu en plus les 9 enfants, heureusement Caro et Laeti ont arrangé le coup.

Parc National Tierra del Fuego

Direction le parc Tierra del fuego. Nous y rentrons après 20h pour gagner 1 journée de bivouac.
En effet, tu ne peux y rester que 2 nuits et 3 jours. Mais tu peux négocier avec les rangers pour y rester plus longtemps gratuitement, tout dépend du nombre de randonneurs sur les 2 bivouacs autorisés dans le parc.

J1 : Sentier Costera (8Km) + Paseo de la Isla (2 Km)

Pour faire le sentier costera, on doit déposer un véhicule au départ de la ballade, et du coup Richard a la super idée de déposer sa cellule pour qu’on parte tous dans le pick-up, les enfants dans le coffre. Et c’est l’éclate. Bon on se fera sermonner par les rangers, mais les enfants en gardent un super souvenir.

L’endroit est très beau malgré un temps mitigé. On marchera tranquillement 10Km.

J2 : Laguna Negra (2 Km) + Mirador Lapataia (1Km) + Sentier Hito XXIV (7Km)

Le matin nous découvrirons la Turbal (les tourbières) puis un point panoramique sur la baie Lapataia.
L’après-midi on mettra à nouveau les enfants dans le pick-up pour faire le sentier Hito (on est français ou on ne l’est pas, on n’écoute rien 🙂 ) mais là un « bad » ranger ne va pas nous sermonner mais nous engueuler en nous obligeant à enlever les enfants du pick-up et à rentrer à pied chercher un 2ème véhicule. Franck va s’embrouiller avec lui au point qu’il menace de nous sortir du parc. Résultat ce ranger ne nous lâchera pas du séjour. On va connaître la ténacité argentine, il sera là à tous nos départs de balade, toutes nos fins de balade et viendra nous em… tous les soirs. Tu peux nous dire qu’on l’a bien cherché 🙂

La ballade est très joli, on voit le lac Roca que nous longeons dans cette forêt avec de nombreux arbres arrachés, couchés sur le sol montrant les conditions extrêmes que subit la végétation dans cette partie du monde. La fin de la piste nous conduira à un panneau indiquant la frontière chilienne. Nous ferons donc le chemin en sens en inverse en marchant souvent dans la bouillasse, fou rire garanti.

J3 : El senda de la Baliza (3Km) + Sentier Pampa Alta (4Km)

Cette nuit, nous avons tous été réveillés par le brame d’un animal non identifié tout près de nos casa rodante. Eléa qui l’a vu subrepticement nous a dit qu’il ressemblait à un buffle.
Pour le dernier jour, on se fait plusieurs sentiers au bords de la baie de Lapataia et on constate avec stupeur les ravages des castors du Canada implantés depuis plus de 70 ans et qui, sans prédateur naturel, se dénombrent à plus de 100 000, avec tous les ravages que cela implique. Mais quel est l’idiot qui les a importé du Canada ??? 
Puis l’après-midi nous nous promenons sur le sentier Pampa Alta qui amène à un magnifique mirador.

Ushuaia

Après nos 3 jours de parc (impossible de faire plus avec le ranger qui nous a dans le nez), et ces belles balades nous décidons de mettre les enfants dans le camping car des capà6 et d’aller entre parents manger une centolla (araignée de mer) au restaurant. Bien que ce restaurant soit un peu cher, la décoration et la vue nous emballent.

Décidément on ne comprend pas ceux qui disent que ça ne vaut pas le coup de descendre à Ushuaïa. La ville est assez sympa et surtout tout ce qui est autour est magnifique. La cordillère des Andes tombent littéralement dans la mer. 

Le lendemain, on veut partir randonner vers la laguna Esmeralda mais décidons au dernier moment de faire encore une soirée tous ensemble avant de se séparer (décidément on a du mal à se quitter). Direction l’Ice-bar : bar où il fait -14° avec boissons à volonté. Tout est en glace y compris les verres. Les Tiself ne tiennent pas 20mn tellement il fait froid mais l’expérience est excellente avec des cocktails vraiment bons.

Ruta J

Vu le mauvais temps, on ne fera pas la laguna esmeralda et nous dirigeons sur la ruta J.
C’est la route la plus australe du monde, elle part d’Ushuaia pour descendre le long du canal de Beagle.
La piste nous mène à un petit village de pêcheur (principalement d’araignées de mer avec de bons restaurants à la clé), Puerto Almanza, très mignon malgré ses canons dirigés vers le Chili.
En effet à 10 Km à peine de distance, on aperçoit Puerto Williams le vrai village du bout du monde.

Nous poursuivons notre route en direction de l’estancia Haberton. Elle fut fondée en 1886 par un pasteur anglican, Thomas Bridges, qui consacra sa vie à la protection des populations locales. 
Elle a été transformée en musée par ses descendants mais vu le prix, nous décidons d’en faire l’impasse.  

Nous continuons donc notre chemin jusqu’à la fin de la piste qui se termine par une base de surveillance.
C’est magnifique, incroyable et fantasmagorique. L’inclinaison des arbres montre la puissance du vent austral dans cette partie du monde.

Après une nuit passée dans cette route du bout du monde avec un temps de fin du monde (ça se terminera sous la neige), nous décidons de partir.
On commence à avoir hâte de randonner à Torres del Paine.

Direction Torres del Paine

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