ROUTE VERS UYUNI

La route pour y aller est magnifique, fantastique, magique. En plus, nous rencontrons nos 1ers lamas pour notre plus grand bonheur. On a essayé de leur courir derrière pour les faire cracher comme le veut la légende mais que nenni (ne t’inquiète pas défenseur des animaux on blague bien sûr).
Nous mettrons 7h pour faire les 180Km nous séparant de Uyuni vu le nombre d’arrêts effectués – d’autant que nous n’avons plus besoin de nous presser, les autres familles étant déjà revenus du salar.
La Bolivie est décidément extraordinaire !!! 
La France est magnifique, mais si on met de côté l’aspect historique, la Bolivie la transcende de loin. On voit déjà tous les chauvinistes grincer des dents en commençant par la maman de Sophie mais si si on t’assure c’est notre point de vue. Et avant tout regarde les photos ci-dessous qui sont bien pâles par rapport à la réalité.

VILLE DE UYUNI

La ville n’a aucun intérêt mais il faut y faire une halte pour traiter le véhicule contre la corrosion du sel (on amène Tonio à une lavadero qui huilera tout le châssis), faire le plein d’essence, d’eau…
Mais évidemment tout ça serait trop simple, écoute la suite de l’histoire…
Nous arrivons à Uyuni et décidons de faire le plein d’essence, toujours avec nos jerricans pour bénéficier du tarif boliviens mais cela s’avère ici impossible car la police surveille les stations service (et pour rappel c’est interdit de nous la vendre au tarif local).
Franck, dans sa foi en l’être humain (Sophie l’aime d’ailleurs pour ça), décide de donner un bidon et 100 bolivianos à un bolivien pour remplir le jerrican à notre place. Voyant le bonhomme s’éloigner, Sophie, qui est plus méfiante en l’être humain 🙂 suggère très très fortement à Franck de le suivre mais on est têtu où on ne l’est pas. Au bout de 5mn, ne le voyant pas revenir, on part en quête pendant au moins 40 mn…. Et à ton avis la suite de l’histoire c’est quoi ??? 
Tout simplement une bonne engueulade familiale car évidemment on ne le retrouvera pas. Ce sera soupe à la grimace toute la soirée alors que nous avions passé une super journée.
Donc si jamais tu croises un p’tit bonhomme avec un gilet fluo de chantier et un jerrican rouge, pense à nous 🙂

 

Tonio passe au lavadero pour se faire huiler le châssis

CIMETIERE DES TRAINS

Il se trouve juste à la sortie d’Uyuni. On y voit quelques carcasses de locomotives à vapeur qui transportaient vers le Brésil et le Chili, dans les années 30 et 40, le minerai extrait en Bolivie.
On y voit aussi beaucoup de touristes, et sûrement autant de déchets jonchant le sol désertique.

Ce dernier point ne nous dérangeant pas, on a adoré. Les enfants y ont joué longuement puisque c’est ici que nous décidons de dormir.

SALAR D'UYUNI

Situé à 3 650 m d’altitude sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes, le Salar d’Uyuni est le plus grand désert de sel du monde (10 milliards de tonnes de sel). Il recouvre l’équivalent de deux départements français et s’est formé grâce à l’assèchement d’un gigantesque lac salé, voici 40000 ans.
Sur 40m d’épaisseur alternent couches de sel et de glaise : l’endroit est fascinant, d’une blancheur aussi infinie que son horizon, d’une platitude parfaite. Dessus, on trouve quelques îlots, qui sont en fait des collines recouvertes de cactus pouvant atteindre les 15 mètres de haut.
Pour l’anecdote, le salar représente un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète, d’où le grand intérêt que lui porte son voisin chilien qui aimerait bien se l’accaparer comme il l’a fait sur tant d’autres endroits.

Trajet de Uyuni vers le salar 

Le lendemain, sous un vent à décorner les bœufs, nous partons enthousiastes vers le salar.
Une vingtaine de kilomètres de pistes nous rapprochent de Colchani, le village qui fait office de point d’entrée sur le salar. On a suivi tranquillement les 4*4 qui sont légions pour savoir par où passer afin d’éviter de s’enliser. 

L’hôtel de sel 

On se retrouve au bout de 5mn près d’un hôtel entièrement construit en sel : murs, planchers, plafonds et une grande partie de sa décoration et de son ameublement.

Juste à côté se trouvent les drapeaux de tous les pays où nous avons inscrits notre nom de voyageur et la fameuse statue en sel du Paris – Dakar.

Conduire sur le Salar 

Attention : si les marbrures disparaissent petit à petit c’est le signe que le sol est moins profond. On risque de s’enfoncer…

Nous, y compris les enfants, attendions cela avec énormément d’impatience. Conduire sur le salar est la réalisation d’un de nos rêves à tous les quatre.

Et pourtant, la 1ère heure ne ressemble pas au Salar vu sur les photos d’autres voyageurs, c’est beaucoup moins beau. Eléa commence à être déçue (nous aussi mais on ne le dit pas) et après c’est parti : du blanc à perte de vue, des pentagones partout, paysage féerique. C’est magique !!!!
Les enfants vont enfin réaliser leur rêve : conduire le camion sur le salar et le contempler assis sur le toit pendant une partie du trajet.

L’île Incahuasi  

Nous arrivons sur une île volcanique complètement perdue dans le désert, où poussent des cactus de plus de 10 mètres. On contemple l’immensité.

Nous pouvons y admirer le volcan Tunupa, véritable mirador du salar, et regrettons de ne pas oser aller en faire l’ascension  mais nous avons trop peur de rester coincés du fait de l’eau dans ce secteur. Peur infondé mais avec les enfants et notre récente mésaventure de Maragua nous jouons la carte de la prudence. Vraiment frustrés d’être seuls dans le salar…

Nous passons donc la nuit près de l’île principale seul au monde avec coucher de soleil et petit dèj’ dans un calme absolu et un décor somptueux.

Vive le salar de Uyuni !

Prendre des photos dans le salar

La planitude du salar permet de réaliser facilement des clichés de profondeurs drôles et intéressants.

En effet, sans notion de distance jusqu’à l’horizon, nous pouvons artificiellement faire varier les tailles des objets et des personnes

Les possibilités sont quasi infinies ! Mais ce n’est vraiment pas facile, il faut bien régler son appareil photo pour avoir de la netteté sur l’ensemble de la photo, sur toutes les profondeurs.  Il faut donc un appareil qui sache gérer les différentes distances de mise au point. Au plus les deux sujets avec lesquels tu joues sont éloignés, au plus il faudra un objectif polyvalent. Ce qui n’est pas notre cas malheureusement mais ça ne nous empêchera pas de nous éclater.

LE SALAR COTÉ INONDÉ

Lors de notre excursion au Lipez, nous passerons avec le 4*4 sur une partie du salar qui était encore inondé.
Juste magique !!!!!

LE SALAR EN VIDÉO

Cet article a 5 commentaires

  1. merci pour les magnifiques photos qui nous font voyager et très bonne continuation pour votre beau projet … !! Marc

  2. Génial ma belle !! Ça donne envie !!! Gros bisous

  3. on vous suit de pres fabuleux et fabuleux …. continuez de bien profiter bisous de nous nadine adele et jn

  4. C’est une merveille,la video est très drôle et quel bonheur de vous voir si heureux.Grand-mère.

    1. Bisous Maman

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