C'est quoi au juste Ibera ?

Les Esteros del Iberá, qui s’étendent sur 13.000 km2 dans la province de Corrientes, sont l’une des régions les plus passionnantes pour les amateurs de safaris animaliers, pour les amoureux de la nature et d’espaces encore vierges. Le riche écosystème de ces marécages est protégé dans le cadre d’une réserve naturelle provinciale, et par des ONG. 
Elle est la deuxième plus grande zone marécageuse du monde après le Pantanal brésilien. Protégée par sa situation géographique et son accès difficile, la zone possède une population animale riche et variée. La faune autochtone inclut de nombreuses espèces menacées pour lesquelles il s’agit d’un des derniers habitats restants. Parmi elles, le cerf des marais, le cerf des pampas, le capybara, les caïmans overos et noirs, l’anaconda curiyú, la loutre de rivière sud-américaine…, ainsi qu’une énorme variété d’oiseaux. 

COMMENT Y ALLER ?

En se levant on hésite à partir à Ibera car la pluie est annoncée dans les jours à venir, et si il pleut il est impossible de repartir d’Ibera. La piste devient impraticable même avec nos roues jumelées.

Longue hésitation mais devant la déception des enfants, on décide de tenter le coup. On verra bien.
On compte sur notre bonne étoile et on fonce vers Mercedes, point d’entrée d’Ibera. 

On y fait le plein d’eau, d’essence et de nourriture et c’est parti pour 3h de pistes où nous rencontrons des troupeaux de chevaux sauvages, des paysages qui nous font penser à la steppe africaine, des moutons, des aigles, des gauchos : C’est trop beau, trop caillouteux, trop poussiéreux, trop génial !!!!

Les enfants se mettent devant avec nous, on se met la musique à fond, le bonheur.

 

ACTIVITE

On arrive à 16h à la maison des gardes de la réserve, le camping-car est couvert de poussière, il y en a partout, dans les placards, les rideaux… 

De là, il y a trois petits chemins pédestres dont un qui permet d’observer des singes hurleurs. Pour les deux autres : capybaras, caïmans et petit cerf (corzuela parda). A la demande, on peut visionner un documentaire en français de 40 min, sur la vie des mariscadores et des gauchos de la région.

 

Après s’être fait délogé de là-bas car on voulait y dormir initialement, on finit au camping Ibera pas vraiment top contrairement aux commentaires que j’avais lu.

Le lendemain balade en bateau où on voit caïmans, oiseaux, capybaras, nénuphars dans un cadre somptueux.

Après cette super matinée sur le bateau, on décide d’avancer la balade à cheval prévu initialement à 16h car il prévoit de la pluie le lendemain, et voulons donc partir le soir même.

On trouve une place à midi, malheureusement on l’apprendra après, c’était l’heure de la finale du foot France/Croatie. La personne qui nous avait renseignés sur l’heure du match s’était trompée en nous l’annonçant à 15h. On est un peu dégouté mais on s’est tellement régalé à cheval que ça fait passer la pilule.

2ème Galère (ou plutôt boulette)

Je veux aller faire la rando se trouvant à l’entrée du parc mais Franck veut d’abord, à juste titre, payer le responsable du camping, on y va donc … mais on passe sous le porche avec le lanterneau du lit d’Eléa ouvert (qui l’a ouvert alors qu’a priori tout était fermé ???? personne ne s’est dénoncée). Il se fait fracasser en deux. En 1 semaine, nous en sommes à 2 lanterneaux abimés dont 1 totalement inutilisable. Franchement le début de l’aventure ne nous épargne pas.

On est donc obligé de rester une nuit de plus le temps que Franck bâche avec du plastique. Le garde nous prévient que s’il pleut nous serons bloqués 3 jours. L’idée plaît aux enfants (moins à nous car le camping est très cher pour ce que c’est : sanitaire moyen, eau chaude fluctuante, pas de wifi)

On aura finalement de la chance, il ne pleuvra pas… ni les jours suivants, c’était bien la peine.

1ère grande leçon : on arrête de se précipiter. On est parti tellement épuisé que notre taux de réflexion approche du négatif.

Nous voilà donc partis à Posada, grande ville de l’automobile, pour se faire poser une plaque de toit de véranda à la place du lanterneau cassé. Nous ne trouvons pas par contre de solution pour le lanterneau fissuré, en attendant on a mis du chatterton et ça a l’air de ne pas bouger.

Je contacte tous les réseaux et des voyageurs vont gentiment nous ramener un lanterneau neuf en octobre, on va se caler sur leur arrivée à Valdes. Voilà déjà une solution pour un lanterneau.

Entre le retard du bateau et nos péripéties, nous prenons un retard incroyable et surtout arrivons maintenant sur une météo incertaine, mais c’est l’aventure et ferons ce que nous pourrons.

ASTUCE

Acheter au village du guide ‘Ibera, vida y color’ qui permet d’identifier tous ces animaux.

Ne pas prendre le bateau du camping, on a vu des bateaux partant de la maison des gardes et qui allaient dans des coins plus jolis.

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