Potosi se trouve à 4070 mètre d’altitude. C’est une des villes les plus hautes du monde, construite au pied du Cerro Rico (montagne riche), une montagne de minerai d’argent qui domine la ville de ses 4824 mètres et qui menace aujourd’hui de s’effondrer.

Nous décidons de ne faire qu’une nuit car la ville est belle mais tellement polluée qu’on suffoque et par 2 fois les riverains taperons à notre fenêtre en disant que nous les gênons. Et ceci de façon fort… désagréable.

C’est la 1ère fois en 2 mois de voyage que nous avons un tel accueil. On a été « mal habitué » par les locaux qui sortent de chez eux pour nous souhaiter la bienvenue et nous proposer de l’eau ou prendre des douches.
Pour leur défense, c’est un point ioverlander (appli de voyageurs) ce qui implique que régulièrement des camping-cars se garent devant chez eux. Franck s’agace fortement mais Sophie pense qu’ils en ont tout simplement marre, à juste titre (pas sûr que nous soyons ravis d’avoir tous les jours des camping-cars garés devant notre maison), et met donc un commentaire dans ce sens sur ioverlander.

Est-ce possible éthiquement de visiter les mines ?

Déjà exploitée par les peuples précolombiens, les Espagnoles firent de l’extraction de l’argent une véritable industrie qui permit de remplir pendant des siècles les caisses de l’Empire. Plus de 30 000 tonnes d’argent furent extraites ici pour être envoyées directement en Europe, tout ceci sur le dos de millions de morts… La légende veut qu’avec tout l’argent extrait à Potosi, il aurait été possible de construire un pont entre l’ancien continent et le nouveau monde.

Aujourd’hui, le problème majeur de Potosi, c’est le manque d’emploi. Ici pas d’industries. Alors pour beaucoup de jeunes dont les parents ne peuvent pas financer les études ou qui doivent déjà assumer les responsabilités d’une famille, une seule solution : la mine ! Car là il y a du travail bien que l’âge d’or de cette mine soit révolue depuis longtemps.

La visite des mines est une mini source complémentaire de revenus pour les mineurs : pour un tour qui t’en coûtera environ 100 bolivianos, seuls 10 sont reversés à la coopérative qui travaille dans la mine que tu visiteras. Oui pour nous aussi, cela parait infime ! Et encore il semblerait que certains tours opérateurs versent moins de 5 par personne !

Notre voyage nous renforce dans l’idée que nous, français, devrions arrêter cette mauvaise habitude de se plaindre en permanence, de trouver nos conditions trop stressantes, trop fatigantes, pas assez payés… Cette remarque nous concerne bien sûr en premier lieu.

Après une longue hésitation, nous décidons de ne pas visiter la mine. D’abord on ne veut pas s’éterniser à Potosi + c’est cher (et vu les dépenses engagées pour la réparation et le remorquage…) + niveau sécurité moyen car la mine est plus trouée qu’un gruyère + passer 2h dans une mine à 4000m, pas sûr que ce soit l’idéal pour les poumons des enfants + éthiquement ça nous gêne un peu.

On visite une mine en activité et pas un musée ! Donc les conditions de sécurité sont identiques à celles des mineurs qui y travaillent. A savoir très mauvaises ! La visite s’effectue donc à vos risques et périls. 

Samedi après midi et dimanche : il n’y a pas de mineurs même si on peut visiter.

Willy de Marco Paulo Tour est un guide francophone.

L’après-midi, il y a plus d’explosions de dynamite, donc plus de poussière, donc plus de difficulté à respirer. Il vaut mieux faire la visite le matin. 

La casa de la moneda

Horaire : 9h-12h / 15h-18h. Visite en français à 09h (vérifier l’horaire, il peut changer).

La Casa de la Moneda, témoin des atrocités commises par les Espagnols durant les XVIe et XVIIe siècles, est un édifice impressionnant au passé chargé. L’éprouvant travail du métal était assuré pour l’essentiel par des esclaves venus d’Afrique, tandis que les mines étaient exploitées par des autochtones, peut-être encore plus à plaindre tant leur espérance de vie était réduite.

Couvent Santa Teresa

Calle Santa Teresa 15Potosi – Tel : 6223847 – http://museosantateresa.blogspot.fr/

Horaire : 9h-12h / 15h-18h. Visite en français à 14h30 (vérifier l’horaire, il peut changer).

Si tu n’as jamais visité un tel lieu en Amérique Latine, je te le conseille, tu apprendras beaucoup de choses sur la vie des religieuses au cours des siècles. Une vie complètement folle, de mon point de vue.

Les futures sœurs venaient toutes de familles riches puisque, la famille devait verser une dot qui équivalait à 100 000 dollars de nos jours ! (tout ça pour rester enfermée pffff) ! Même la mort une fois venue, elles seront enterrées à l’intérieur du bâtiment dans une espèce de fosse commune sous le plancher d’une salle !

Aucun contact visuel n’était autorisé avec les proches qui venaient déposer des cadeaux. Tout ce qui était autorisé, c’était une conversation de part et d’autre d’un mur. Vraiment ça donne envie !!!

Cathédrale de Potosi

Tarif : 20 Bs

Cette visite guidée est vraiment magnifique : couvent, cloître, église, cryptes et le summum balade sur les toits : la vue à 360 degrés est incroyable.

La guide était absolument adorable et a permis aux enfants de jouer du piano et de l’orgue.

Eglise San Lorenzo

Calle Heroes del Chaco | In The Market SquarePotosi,

Près de la place centrale, une rue sur l’angle supérieur droit t’emmène vers cette superbe église en pierre de taille finement travaillée. La visite est payante mais avec un vrai guide qui va te parler de l’histoire de Potosi, le rôle de la religion dans l’invasion Espagnole et surtout les richesses (argent massif) qui ornent le crucifix derrière l’autel. Pas obligé de faire la visite

La ville

Nous avons bien aimé cette ville, malgré cette sensation de ne pas arriver à respirer avec cette forte pollution à 4000m, et que ce soit moins paisible que Sucre.

Pense à faire les courses avant d’arriver à Uyuni : c’est plus cher là-bas.

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