Le Pantanal  est un lieu comme il n’y en a nulle part ailleurs dans le monde. Le Sud est moins fourni que le Pantanal Nord en animaux mais cela nous est impossible de faire un si grand détour.

Il est situé dans le Sud du Brésil, près de la frontière avec le Paraguay. C’est le paradis de la faune et de la flore, les paysages y sont magnifiques. Le marais du Pantanal est un lieu qui marque beaucoup les voyageurs qui s’aventurent dans ces terres brésiliennes, car des nénuphars géants de toutes les couleurs flottent sur les grandes étendues souvent inondées dans la plaine, de quoi faire de belles photos dans cette plus grande zone humide de La Terre.  

COMMENT Y ALLER

Elle part de la route principale BR262 à hauteur de Buraco das Piranhas (à 324 km de Campo Grande). Ensuite on prend le bac à Porto Mongo pour traverser le Rio Paraguai puis la piste rejoint laBR262 au hameau de Lampio Aceso à environ 12 km de Corumba.

Il y a d’abord 400 km de route asphaltée du Trou des Piranhas à Corumba, puis une piste  de 117 km (l’Estrada Parque), comprenant 87 ponts de bois et surmontant canaux et rivières – beaucoup d´entre eux en état précaire. Il est possible d´observer d´innombrables animaux sauvages pendant le parcours comme les caymans, les capivaras, les aras, les tuiuius, les carcaras, les cerfs et les boas. Ils se trouvent autour des baies et des canaux qui conduisent l´eau des marécages aux rivières. Après cela , on arrive à Porto Manga, où les voitures traversent la Rivière Miranda. De l´autre côté, il y a quelques pensions au bord de la rivière, quelques-unes se dédiant aux activités de la pêche. 

QUAND Y ALLER

La meilleure époque pour la visite est de mai à septembre, quand il pleut moins. En mars et avril, quand les eaux commencent à baisser, l´observation de la faune est meilleure. Pendant la saison des pluies, entre octobre et février, il y a beaucoup de moustiques, la chaleur est intense et la route transpantaneira est pratiquement impraticable.
Il a tellement plu en février-mars 2018 que nous ne pouvions pas début août faire la totalité du pantanal sud, la route étant encore en partie inondée.

QUELLES ACTIVITES ?

Parmi les activités proposées : balade à pied au lever du jour baignade dans les lagunes avec les alligators (sans risque, la nourriture abonde et ils n’attaquent pas les humains) excursion en canoë (ou pirogue à moteur) le long du Abobral ou d’une autre rivière (selon la saison) à la découverte de la faune/flore locale pêche au piranha, poisson-chat, etc … randonnée à cheval dans les alentours, pêche des pirhanas.

Les activités sont proposées directement par l’établissement où tu dors.

NOTRE VISITE

Nous partons à 6h du matin pour rejoindre les copains déjà sur place et nous retrouvons à l’aube dans le Pantanal, c’est-à-dire en pleine effervescence animalière. C’est magique : des milliers d’oiseaux, des caïmans, des loutres de rivière. Extraordinaire !!!!

On tombe sur Aurélie qui nous attendait au bord de la piste. Ils nous avaient fait un panneau Tiself avec une flèche pour qu’on les retrouve, ils sont vraiment tops !!!!

Les enfants et les papas vont passer la matinée à pêcher le piranha avec un Brésilien venu pêcher pendant que les mamans feront la lessive (machine à laver tu nous manques). On a une chance incroyable et on passe tous ensemble un moment magique.

 

On décolle difficilement vers la fazenda Santa Catarina. Elle est très jolie de prime abord, mais hors de prix, avec des excursions vraiment chers (équitation et bateau). On tente de négocier mouahahah, le responsable nous fait une réduction de 50Bs sur 1800Bs. On abandonne l’idée d’une excursion dans cette fazenda mais restons sur place vu l’heure tardive. Le camping est plus que sommaire mais quelle fiesta nous allons faire, une fois de plus arrosée au rhum puisque nous faisons goûter aux AC3E le cocktail appris chez les tranquillo.

Le seul campeur avec nous dans le camping, fera voler son drone au-dessus de nos camping-cars à 6h30 le lendemain pour nous réveiller. Juste retour des choses, on ne peut pas lui en vouloir…

Le lendemain on passe la matinée à se remettre de nos émotions (hein Clément mdr), à faire le linge et des bricoles sur le camping car. Notre quotidien.     

Après s’être fait éjectés à midi, on se dirige vers une autre fazenda où les activités seraient moins chères. Sophie et Eléa trépignent de faire du cheval dans les marais du Pantanal. Les enfants conduisent le camping-car pour la 1ère fois (mais pas la dernière) toute l’après-midi dans le pantanal. Le rêve !

On connaît notre 1er « embourbage », on se plante comme des bleus, et seul un 4*4 nous sort en patinant sacrément. On se rend compte que ce ne sera pas toujours aussi simple car … on est lourd, on  dépasse largement les 3T5.

 

On finit par un mini apéro pour pouvoir se lever tôt demain avec au programme : bateau dans le pantanal à 7h du matin, après-midi cheval et grosse soirée avec les copains car on quittera les AC3E qui redescendent en Argentine. Ca promet d’être une journée de rêve.

 

Mais ça ne se passera pas comme prévu. Sophie est réveillée à 3h du matin par la pluie. Impossible de se rendormir car ça la désespère. Notre ballade en bateau, notre tour de cheval, notre soirée semblent compromis et ras le bol de ce mauvais temps qui ne nous quitte pas depuis notre arrivée en Amérique du Sud (et dire que c’est censée être la saison sèche…). A 6h du matin, on décide de maintenir la ballade en bateau. Aurélie garde toujours le sourire et son optimiste, une bouffée de joie de vivre cette fille, Sophie l’adore.

Le guide nous apprend que c’est la 1ère pluie depuis 6 mois (chouette ça nous remonte le moral grrrr). Et finalement ce sera le fiasco, 3h de bateau où on ne verra quasi rien à cause de la pluie et où on aura froid. Les enfants seront malgré tout très contents de repêcher des piranhas et de voir un iguane perché à 15m de hauteur dans un arbre, c’est le plus important.

La pluie s’intensifiant, on décide de partir car la piste commence à être vraiment glissante. Adieu rêve de cheval dans le pantanal, et adieu nénuphars géants.

En tout cas Tonio ne bronche pas sur les pistes mouillées du Pantanal, elle est vraiment topissime notre casa-rodante et Franck assure à la conduite.

2ème leçon : ne pas remettre au lendemain quand tu veux vraiment faire quelque chose.

 

On quitte donc les Ac3E sous ce temps de m… et on est dégoûté de se dire au revoir de cette façon, ce sont les mêmes au-revoir qu’à Montevideo. Sophie est toujours aussi triste que notre itinéraire soit si différent. Mais cette fois ils nous ont laissé un p’tit souvenir : des poux sur la tête de Thibault. Mdr, des poux bien français qu’ils ont ramené de France et dont ils n’arrivent pas à se débarrasser.

Sophie va être radical, pas le choix dans un camping-car avec 2 filles aux cheveux longs. A 20h sur le parking de Corumba, elle rase la tête de Thibault et de Franck, mayonnaise dans les cheveux pour tout le monde toute la nuit (recette de grand-mère au top), changement de draps et mise en quarantaine de toutes les affaires de Thibault, doudou y compris. Ce sera efficace car ils seront éradiqués.

On passe la journée du lendemain à faire course, plein d’eau etc… et la soirée avec les pauzailleurs et surlessentiersdumonde dans un bar brésilien où se passe un festival de samba avec les danseuses, les plumes et les percu, au top !

 

Cet article a 2 commentaires

  1. Hello !

    Effectivement le vois les galères !
    Surtout quand ça se produit, vous y avez peut-être pensé mais surtout pensez à bien rincer à l’eau propre les freins (étriers, disques, plaquettes de freins) et les suspensions, à la fois pour éviter la corrosion par la suite (la terre retient l’eau, qui s’évapore beaucoup plus lentement du coup) et pour éviter de gripper les freins dans le futur 😉

    Votre voyage me fait vraiment rêver !

    1. Merki du conseil. Mais c’était un embourbement plus rigolo qu’autre chose. Pas une galère 🙂

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