Auraient-elles été tracées par des extraterrestres ? Par des aéronautes de la Préhistoire ? S’agissait-il d’un gigantesque calendrier astronomique ? Impossible de s’accorder sur la signification des lignes de Nazca, ces immenses géoglyphes du sud du Pérou. Les motifs gigantesques, dessinés ou gravés à même le désert de Nazca, probablement entre l’an 300 et l’an 900 de notre ère par ce que l’on appelle la « civilisation de Nazca », représentent soit des dessins géométriques, soit des animaux stylisés.

La plupart des archéologues pensent que les lignes de Nazca sont des copies de figures formées par les étoiles et qu’ils permettaient d’enregistrer le mouvement exact des astres. Les lignes de Nazca ont été inscrites au Patrimoine mondial en décembre 1994 par l’Unesco, mais sont menacées par l’érosion et les changements climatiques. Leur mystère attire les étrangers depuis les années 1940, époque à partir de laquelle l’archéologue allemande Maria Reiche consacra sa vie à les étudier. Pourtant, ni Maria Reiche ni les archéologues qui lui ont succédé n’ont réussi à percer l’énigme de ces lignes, lesquelles, aujourd’hui encore, suscitent autant l’émerveillement que l’incompréhension.

Il faut savoir que la civilisation Nazca est une des civilisations pré-incaïque les plus importantes du Pérou. Elle dura entre 300 ans avant J.C. et 800 ans après J.C. Elle a succédé aux Paracas sur un territoire qui va de la côte aux Andes. près environ six siècles d’existence, la civilisation Nazca décline brutalement vers 350. L’explication semble être une perte de foi due à la conjonction entre une inondation et un séisme. Cette inondation aurait été plus catastrophique que les autres (elles étaient fréquentes) à cause de l’agriculture intensive. Ces événements auraient provoqué une perte de confiance des Nazcas en leurs dieux et donc, en leurs prêtres.

La route pour faire Cusco – Nazca est très bonne mais longue, longue, longue…  La route montagneuse est jalonnée de lacets interminables.

A l’approche de la ville de Nazca, tout devient de plus en plus désertique, plus sale aussi. Nous finissons la route en apercevant le Cerro Blanco, la dune de sable la plus haute du continent américain, qui culmine à 2076 mètres d’altitude !! Cette dune est aussi magnifique que surprenante.

Nous fonçons ensuite au Planétarium à l’hôtel Nasca Lines. En effet ici, tu trouveras une visite en français faite par un passionné d’astronomie et des lignes de Nazca. On va tout simplement adoré ce moment. En plus tu peux te garer devant l’hôtel surveillé par le gardien.

Géoglyphes d’El Télar

Heu… Que dire… On reste un peu dubitatif devant ces deux géoglyphes qui ressemblent à une spirale et à un simple damier. Pas vraiment convaincu sur la véracité du site.

Aqueduc de Cantalloc

Ce sont des aqueducs souterrains de formes circulaires en pierre appelés Ojas. Ils permettent d’entretenir et d’aérer les canaux mais aussi de faciliter l’accès à l’eau aux habitants. Dans ces aqueducs se trouve des galeries souterraines qui ont été creusées par les Nazca il y a des centaines d’années.

C’était sacrément bien fait puisque’ils fonctionnent encore et irriguent les champs alentours.

Les ruines de Paredones

Avant d’être des ruines, c’étaient des maisons sur un emplacement stratégique (une pente au-dessus de la ville) qui servait de centre de contrôle administratif entre les montagnes et la côte Nous avons affaire à des ruines non pas en pierre mais en adobe (argile qui, mélangée d’eau et d’une faible quantité de paille hachée ou d’un autre liant, peut être façonnée en briques séchées au soleil).

Franchement ça ne casse pas 3 pattes à un canard.

Les miradors

Pour une option beaucoup moins chère, se rendre au mirador de Nazca qui se trouve sur la route principale en direction de Lima.
Par contre c’est sûr, on en voit beaucoup moins et moins bien.
Je conseillerais donc aux personnes choisissant l’option « sans avion », de continuer sur la route pour se rendre ensuite aux deux miradors de Palpa.

Vol au-dessus des lignes de Nazca

On avait un peu hésité à survoler les lignes, nous connaissons des familles de voyageurs qui l’ont fait récemment mais l’ambassade de France le déconseille car il y a eu plusieurs accidents mortels… Bon on n’a qu’une vie, OK mais on rêve de voir ces lignes d’en haut. On choisit donc le tour de 30mn (celui de 1h omprend en plus les figures de Palpa).

On part donc avec la compagnie la mieux réputée et allons directement à l’aérodrome pour réserver notre tour car c’est beaucoup moins cher (20% de moins) si tu réserves directement là-bas.

On nous conseille de faire le tout très tôt le matin pour éviter la brume et de ne pas manger avant de prendre l’avion. En effet le vent constant dans cette région lié au petit gabarit de l’avion et à ces oscillations permanentes sont connus pour faire vomir. D’ailleurs ils prévoient le petit sac en conséquence. 

On se lève le matin, impatient de vivre cette nouvelle aventure  : on a une chance de fou, pas de brume et pas un brin de vent.

C’est parti. Incroyable. Durant les 30 minutes de vols, nous pourrons apprécier plus de 12 géoglyphes : La baleine, le triangle, le trapèze, l’astronaute, le chien, le singe, le colibri, le condor (le fameux tant attendu par nos enfants !), l’araignée, l’arbre, le lézard, les mains, le héron, le perroquet.

Personne n’étant malade à cause de l’absence de vent, le pilote nous propose de faire de la voltige avec son coucou. Ouhhhhhha et c’est parti, il monte et descend à pic, on a l’impression d’être en apesanteur, c’est incroyable. On est tous tellement emballé que le pilote propose de faire un 2ème tour et là je vois mon Franck se pencher et vomir. Du coup, on s’arrêtera à 2 voltiges mouhahaha.

Cet article a 1 commentaire

  1. Impressionnant! Petit avion privé…on se refuse rien 😉

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